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L'INCENDIE DE LA POUDRERIE

Publiée le 20/09/2017

L'incendie de la poudrerie

Texte et image Fiche 18

Vehicule pour la protection des incendies des années 1930

Groupe de pompiers et matériels (1900-1920)

Dans l'après-midi du mardi 15 octobre 1901 un violent incendie a détruit la moitié du bâtiment 14 et tout ce qui s'y trouvait.

Le bâtiment 14 était un des plus importants de la poudrerie tant par ses dimensions (30 mètres de long, 20 de large) que par les produits qui y étaient stockés et les appareils de fabrication qui y étaient installés. Il était séparé dans le sens de la longueur par un mur de protection très épais devant empêcher le feu de se propager d'une partie à l'autre de la construction Comme tous les autres bâtiments il était construit en fer et maçonnerie, les cloisons étaient en briques de liège et la toiture en zinc. Il bénéficiait de mesures de sécurité importantes.

Dans ce bâtiment on procédait au traitement, au retraitement disaient les ouvriers, de la poudre hors d'usage renvoyée à l'établissement. Il s'agissait de poudre qui avait fait l'objet d'une expédition outre-mer ou à un corps de troupe en campagne. Il était d'usage de retourner à la poudrerie la poudre non utilisée. Cette poudre dite «éventée» subissait un traitement qui lui rendait ses propriétés premières.

 

Monsieur DOU, l'actif et sympathique directeur de la poudrerie, avait fait procéder à des aménagements devant permettre au personnel de fuir en cas d'explosion. Les ouvriers travaillaient en plein air, ils étaient simplement protégés de la pluie par un auvent qui avait été installé tout le long du bâtiment.

 

Ce mardi après-midi dix-huit femmes se trouvaient sous l'auvent et sept hommes étaient à l'intérieur du hangar. Tous les jours à quatre heures un quart il était distribué du lait aux ouvriers travaillant dans ce bâtiment; ce fut à cet instant précis qu'un baril de poudre prit subitement feu. Un seul ouvrier se trouvait dans la bâtiment, les autres étaient à l'extérieur sous l'auvent, buvant leur tasse de lait avec les femmes. Aucune imprudence n'ayant été commise, personne ne fumant, la poudre n'ayant subi aucune secousse on ne s'explique pas comment le feu a pu se déclarer. Il n'y eut ni explosion, ni détonation à peine un grondement évoquant un roulement sourd de tonnerre.

Monsieur DOU dont l'habitation était proche du bâtiment 14 fut rapidement sur les lieux, le feu atteignant déjà le milieu du hangar. L'homme qui se trouvait à l'intérieur avait pu sortir à temps, les flammes lui avaient à peine léché le visage et roussi les cils et les cheveux.

La moitié du bâtiment brûlait, le danger était grand, il y avait là des bacs d'alcool et d'éther, de la poudre en grande quantité, environ mille kilos, et un outillage de prix Les flammes s'élevaient à une grande hauteur, on a même cru que la poudrerie allait être anéantie.

 

Monsieur DOU et l'ingénieur DALSACE virent que le compartiment qui contenait de la poudre et de l'alcool pouvait être sauvé si l'on retirait les récipients pleins de poudre avant qu'ils ne soient la proie des flammes.

A la tête d'une équipe d'ouvriers dévoués, disciplinés et faisant preuve de courage et de sang froid, lngénieur parvint à arrêter l'incendie qui attaquait le compartiment contenant la poudre qui a pu ainsi être évacuée. Les quatre pompes de la poudrerie étaient en action empêchant la propagation de l'incendie.

A cinq heures et demi l'incendie ne s'étendait plus, les murs de protection ayant résisté à la chaleur, la seconde moitié du bâtiment put être en grande partie préservée. Les lames de poudre qui n'avaient pas été entièrement consumées étaient enlevées à main d'homme et noyées dans la Jalle, les bacs d'alcool étaient retirés au moyen de gaffes jusqu'au dépôt principal de sable.

A neuf heures du soir le déblaiement pouvait commencer, l'incendie étant complètement éteint. Durant toute la nuit les ouvriers de la poudrerie travaillèrent à étaler sur Te sable les décombres du bâtiment 14 dont il ne restait rien de la partie atteinte par le feu.

Il n'y eut à déplorer aucun accident grave de personne, l'ouvrier travaillant à l'intérieur du hangar et une ouvrière à proximité du baril à l'origine de l'incendie, n'avaient été que légèrement brûlés.

Les pertes importantes ont été chiffrées au minimum à 80.000 Francs.

Le courage et la compétence des ouvriers ayant participé à la lutte contre l'incendie avaient évité des pertes humaines et la destruction de nombreux appareils de fabrication ce qui aurait entraîné un long chômage pour l'établissement.

 

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